La deuxième fois, la deuxième fois je m’en souviens pas. Ca n’doit pas avoir été très différente de la troisième, la quatrième, la cinquième, la dixième, ajoute un zéro, multiplie par deux, ajoute de nouveau. Les premiers trois mois j’ai gouté à cinquante mecs. Vingt-six ans de soif dans ma bouche. Absorber l’homme, pas de temps pour le cinéma, le rideau de scène, la poésie des danses et des toasts, je veux le corps et je le veux tout de suite. Je marche tout droit sous mon capuchon, seule pensée, j’ai besoin d’une bitte, j’ai besoin de donner ma bitte. Parfois la mer est un grand passage milliers de navires milliers de cargaisons milliers de drapeaux, parfois la mer n’est que de l’attente fumante, les putes magrébins sur le banc, les rossignols bruyants au dessus de ma tête. Hé-hé, chant nocturne sans romance, la nature et son appel aveugle. S’il y a un rossignol à scander le pas, Sexpat est derrière un arbuste sa queue dans la main.

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